YIVRE, C'EST SE SOUVENIR D'OUBLIER
La vie de la nature est une belle métaphore de ce qu'est la vie...
Elle est changement permanent, évolution graduelle. Il faut être jardinier pour capter
la durée de vie des pivoines...Il faut avoir l'âme jardinière pour ployer son échine au vent,
tels les saules pleureurs, ou autres ravissantes graminées qui dansent dans son sillage.
Nous les humains, souhaitons que rien ne change: on s'attache au connu qui nous parait
sécuritaire. On oublie que pour grandir, il nous faut lâcher, et suivre le mouvement,
suivre son amplitude sans peur. Car le changement va toujours dans le sens de l'évolution.
Nous aimerions croître, mais sans changer les repères, faute d'avoir perçu les indices
permettant de suivre en douceur le mouvement.
Nous campons sur notre rocher, aspirant à l'envol, mais s'accrochant à notre base.
Transformer sa vie, c'est s'autoriser à changer ses croyances sur ce que l'on se croit capable
d'être, d'agir ou de faire. Imperceptiblement, les choses se mettent en place pour que vive
notre meilleur.
Accepter de s'ouvrir à autre chose, c'est vivre tout simplement, suivre le fil inéluctable
de la croissance.
*
"La vie s'apparente à un jardin. Les feuilles flétrissent et les fleurs se fanent naturellement,
C'est seulement si nous éliminons les déchets que nous profiterons pleinement de la
beauté des nouvelles feuilles et fleurs. De même, nous devons éliminer de notre esprit, les
expériences mauvaises, sombres du passé. Vivre, c'est se souvenir d'oublier. Pardonne ce
qui doit être pardonné. Oublie ce qui doit être oublié. Embrasse la vie avec une
vigueur renouvelée.
Nous devrions pouvoir accueillir chaque instant de la vie avec un regard neuf, telle
une fleur fraîchement éclose."
Mata Amritanandamay.
~~Peinture Loetitia Pillault ~~
Epanouissement personnel. Renaissance. Bonheur.